La commune de Peynier se situe dans le département des Bouches-du-Rhône. Elle appartient au canton de Trets et à l'arrondissement d'Aix-en-Provence. Depuis 2001, elle est intégrée à la Communauté d'Agglomération du Pays d'Aix.
La commune s'étend de la plaine de l'Arc aux pentes du massif du Regagnas. Le village se trouve sur l'une des premières collines du massif. Autour du village, la culture de l'olivier tend à se développer depuis quelques années. Des vergers et quelques champs de lavande existent également. Dans la campagne, on peut encore voir de nombreux amandiers et muriers, qui étaient autrefois exploités. Les massifs forestiers sont répartis essentiellement dans les deux tiers sud de la commune.
Au quartier du Puits de Guirand, l'existence d'une tuilière est attestée à la fin du Moyen Âge, preuve de l'exploitation de certains bancs d'argile. Plusieurs carrières existent aussi sur la commune. La plus importante est celle de Bouteille, à ciel ouvert, qui avait servi à alimenter les fours à ciments. D'autres carrières souterraines avaient été exploitées dans le même but. Près du Jas de la Plaine, une carrière de pierres froides a fourni au XIXe siècle des pierres pour le chantier de construction de Palais de Justice d'Aix. Enfin, à la Garenne, on peut voir également les traces d'une exploitation ancienne de safre.
Le village de Peynier forme l'agglomération principale de la commune, où siège la mairie et où se trouvent la Poste, l'école privée du Château, la crèche, la bibliothèque, les médecins, la pharmacie, les cafés, l'épicerie, le marchand de légumes, la boulangerie, les deux coiffeurs ... À l'ouest de la commune se trouve le hameau des Michels, peuplé de plus de 400 habitants, et ceux de la Treille et de la Corneirelle (ancienne cité ouvrière construite au début du développement de la zone industrielle de Peynier-Rousset).
L'église
L'église paroissiale Saint-Julien est citée pour la première fois dans les biens de l'abbaye de Saint-Victor de Marseille en 1079, puis de nouveau en 1098 avec ses sœurs les chapelles Saint-Pierre et Saint-Victor. De cette époque, elle ne conserve qu'une muraille au bas du clocher. Au XIIe siècle, elle est entièrement reconstruite. Le chevet roman constitue aujourd'hui la base du clocher.
A la fin du XVIIe siècle, la nef est reconstruite dans un style baroque. une nouvelle porte est bâtie, visible encore aujourd'hui dans une ruelle latérale. Le clocher est construit en 1711-1713. Mais il reste inachevé et est ensuite doté d'un campanile. Enfin, en 1786, un nouvel agrandissement a lieu avec la construction du collatéral Notre-Dame. Au XIXe siècle, l'orientation est inversée. Deux portes sont aménagées sur la place de l'église, tandis que les deux anciennes sont murées. Le chœur est alors transféré à l'ouest de l'édifice.
Au XVIIIe siècle, un balcon et une porte aménagés dans l'église permettaient aux seigneurs de venir assister à l'office directement de leur château sans passer par les rues. Les membres de la famille des Thomassin de Peynier avaient fait aménager leur tombe dans la chapelle latérale Saint-Joseph. En 1787, leur descendant Louis de Thomassin de Peynier, Marquis, fait ériger une plaque en l'honneur de ses ancêtres. Brisée à la Révolution, elle a été reconstituée et scellée dans un pilier à la fin du XIXe siècle. La tombe des seigneurs se trouve aujourd'hui sous la sacristie.
Le clocher, doté de quatre cloches, dont un bourdon de 1694 classé Monument Historique, veille sur les maisons et les ruelles pittoresques du village.
Le village médiéval
Le village a conservé de nombreux vestiges du Moyen Âge. Outre le chevet roman au bas du clocher, il faut signaler la présence du donjon de la fin du XIIe siècle, intégré à une maison de la rue de Provence et de l'impasse des Remparts. L'ancien presbytère, grande demeure munie d'une terrasse sur la place de l'église, est en fait une partie de l'ancien château de Clastre, qui abritait le prieuré de Saint-Julien, dépendant de l'abbaye de Saint-Victor. Il possède encore des éléments d'architecture médiévale, notamment un fragment d'arc à côté de la porte d'entrée, des encadrements de fenêtres...
Les remparts sont en partie conservés. C'est le rempart des XIIe-XIIIe siècle, muni de tours au XIVe siècle. Les maisons de l'avenue Saint-Eloi forment comme une ceinture autour du village. Elles sont en fait le vestige du second rempart, construit au XIVe siècle, du temps des épidémies de peste et de la Guerre de Cent Ans. Le village possédait alors trois portes fortifiées, mais toutes ont disparu.
La rue Jeoffroy est l'une des plus anciennes de Peynier. De nombreuses maisons remontent au Moyen Âge. L'une d'entre elles, au numéro 17, date du XIVe siècle. Certaines possèdent des arcs en pierres de taille dans leur cave.
De l'époque médiévale datent également plusieurs édifices hors du village. C'est le cas du puits de Cordeù sur les bords du ruisseau de la Badarusse, mentionné dès le XVe siècle. La bastide Saint-Jean, sur la route de Rousset, remonterait au XIIIe siècle. Il semblerait que ce soit une ferme fortifiée.
La chapelle Saint-Pierre
La chapelle Saint-Pierre, classée Monument Historique, est édifiée derrière l'actuel cimetière sur un tertre bien dégagé. En 1098, elle est citée dans les biens de l'abbaye de Saint-Victor de Marseille. Elle est reconstruite au XIIe siècle dans un style architectural de transition entre l'art roman et l'art gothique, comme en témoignent ses voûtes dites lombardes. Mais le plan respecte les canons de l'art roman provençal, avec une seule nef et une abside semi-circulaire à l'est. Du XIIe siècle, elle a conservé un bénitier.
Au XVIIe siècle, un ermite s'y installe. Entre 1734 et 1740, la chapelle est fermée car elle menace de s'effondrer. De puissants contreforts sont alors construits. Au XIXe siècle, elle est la propriété de la famille Maurin. Plusieurs membres de cette famille y sont enterrés, et quatre dalles funéraires sont conservées.
En 1720, lors de la grande peste de Marseille, les habitants de Peynier avaient fait vœu de venir en procession tous les ans à la chapelle si Saint-Pierre les protégeait de ce fléau. Il n'y a pas eu de victime de la peste à Peynier et depuis, une messe est dite chaque année à la chapelle, le dimanche qui suit la Saint-Pierre-ès-Liens, le 1er août. C'est à cette occasion qu'en 2003, une nouvelle cloche a été bénite et installée dans le petit clocher.
Les oratoires
De nombreux oratoires sont disséminés dans la campagne autour du village. Quelques niches se trouvent également dans les murs de certaines maisons du village. Un chemin des oratoires fait le tour du village, avec des oratoires dédiés à Saint-Pierre, Saint-Victor, saint-Joseph.... Au domaine de Branguier, un chemin de croix, composé de 14 stations oratoires. Il débute au pied de la chapelle Notre-Dame-de-Branguier, à proximité de laquelle se trouve également un oratoire dédié à la Vierge.
Les pigeonniers
Peynier possède un nombre exceptionnellement élevé de pigeonniers en haute vallée de l'Arc. L'un d'entre eux, le pigeonnier de le Ferrage, derrière le Jeu de Boules, est mentionné dès le XVIe siècle. Il était alors la propriété des seigneurs et faisait partie du domaine du château. Il a la particularité d'être le seul pigeonnier de tout le sud-est de la France à avoir été bâti sur quatre piliers (aujourd'hui, l'espace entre ces piliers a été fermé, mais on distingue bien les arcades formées par les piliers).
La Garenne
Lieu où tous les Peyniérens aiment se promener, faire du sport ou passer un bon moment. Cette base de loisirs boisée est dotée d'un stade de football, de cours de tennis, d'un parcours de santé, d'une salle pour les mariages, baptêmes, etc. (location auprès de la mairie), d'un sentier botanique (association l'Estello di Vènt), un terrain de cross, des tables pour pique-niquer, un barbecue, un dojo, des espaces pour jouer à la pétanque, un théâtre de verdure, etc. Le camping du Devançon se trouve à proximité.
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